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{ BLOGGING } Partenariat littéraire : je vous dis tout !

19 septembre 2018
partenariat

Depuis toute petite, j’ai toujours été passionnée par la lecture. Quand je suis arrivée au collège, puis au lycée, avec les livres qui nous étaient imposés, j’ai commencé à lire de moins en moins. Depuis un peu plus de 7 ans, maintenant, j’ai repris goût à cette activité et, plus que ça, elle est même devenue une véritable passion ! Je lis souvent, tous les jours, un peu comme une boulimique de livres. J’ai envie de découvrir de nouvelles histoires, m’évader au travers des aventures des personnages, explorer de nouveaux univers, etc…

Alors, il y a quelques années (en 2011), j’ai fini par ouvrir un blog littéraire, où j’exposais mes chroniques sur les livres que j’avais lus. Cela me permettait non seulement d’en garder une trace mais également de partager avec d’autres personnes, autour de ces lectures. J’ai alors commencé à recevoir un certain nombre de sollicitations, de la part d’auteurs auto-édités, mais également de maisons d’édition. C’est comme cela que je me suis retrouvée à faire partie des blogueurs littéraires, à recevoir des communiqués de presse pour découvrir en avant-première, des parutions futures, parfois même, dédicacées. Alors, aujourd’hui, j’ai envie d’aborder ce sujet (épineux…brûlant…) des partenariats littéraires, que je connais bien.

Ouvrir un blog littéraire ?

Ce thème a déjà été abordé sur le blog, sous forme d’une série de 2 articles, que vous pouvez retrouver ici et . Je vous donnais des conseils pour créer un blog littéraire, de A à Z, mais également pour sa gestion : comment l’alimenter ? A quelle fréquence ? etc…

Mais, aujourd’hui, j’ai décidé de me livrer, à cœur ouvert, sur le ton de la confidence. En 2011, j’ai ouvert The Inn of Books, mon blog de chroniques littéraires. Au début, je ne pensais pas nécessairement à partager avec d’autres mes lectures, mais surtout à en garder une trace. Pour moi. Petit à petit, le blog a pris de l’ampleur et les choses sont allées très vite. Sans que je ne puisse mesurer quoi que ce soit. A ce moment, je ne travaillais pas encore, j’étais étudiante. Même si la préparation de mon concours me prenait beaucoup de temps, je prenais plaisir à partager mes lectures. Le rythme de publication était assez soutenu. J’y mettais tout mon cœur. Rapidement, la sauce a pris, comme on dit. Le blog s’est fait connaître et j’avais de plus en plus de visites et de commentaires. J’ai alors commencé à recevoir des mails de maisons d’édition et d’auteurs auto-édités. Il était question de partenariat, de m’envoyer les ouvrages en avant-première, dans le cadre de services presse.

Un partenariat littéraire : qu’est-ce que c’est ?

Je me sentais privilégiée et, bien évidemment, j’ai accepté. Toutes les propositions. Au début, je ne prenais même pas la peine de les trier, consciente de l’opportunité qui s’offrait à moi, de la chance que cela représentait. Mais tout est allé vite. Très vite. Trop vite. En décembre 2015, le blog avait tellement de succès que j’ai fini par acheter un nom de domaine. Je voulais quelque chose de plus professionnel, une vitrine vraiment en adéquation avec mon travail, le temps que j’y passais, la qualité des partages que j’y effectuais.

A quoi correspondaient ces partenariats, dont je vous parle ? En échange de leurs envois, les maisons d’édition exigeaient une contrepartie : la publication sur le blog d’une chronique, suite à ma lecture. Je trouvais cela totalement normal, au début. C’était donnant / donnant.  Aujourd’hui, avec le recul et le scandale de la rémunération des blogueuses, je me dis que finalement, je passais beaucoup de temps pour « pas grand chose ».

Alors je ne regrette rien, bien évidemment. Mais si c’était à refaire, je procèderais différemment. Ma première exigence serait de sélectionner mes lectures et de ne pas m’imposer plus d’un roman en partenariat, par mois. Afin de me laisser le temps, sur le reste du mois, de découvrir une lecture entièrement choisie par mes soins. Car, malheureusement, lorsque l’on est partenaire des maisons d’édition, nous n’avons pas toujours la chance de pouvoir choisir les ouvrages. Ou alors, un certain nombre nous est imposé. C’est un peu comme du gavage. Et finalement, le burn-out n’est pas loin pour le blgueur et la maison d’édition a de la publicité gratuite, c’est tout bénef’ pour elle. Bien sûr, je ne crache pas dans la soupe. J’ai été heureuse d’obtenir des partenariats de ce type. Mais le rythme de lecture est tellement effréné que je ne suis pas mécontente non plus d’y avoir mis un terme…

Partenariat : quel rythme de lecture faut-il adopter ?

Lorsqu’un lecteur vient sur un blog et découvre que le roman ou le livre en question a été obtenu via un partenariat (personnellement, je le mentionnais systématiquement, cela me paraît normal !), il peut se dire que c’est simple. Il suffit d’un blog, d’un peu de culot pour démarcher les maisons d’édition et hop, on obtient des livres gratuits en échange de chronique. Et bien non, les partenariats littéraires ne fonctionnent pas vraiment comme ça. Déjà, il faut aimer lire et chroniquer les ouvrages, c’est l’essentiel. Ensuite, il faut savoir que la rédaction d’un article prend en moyenne 1 à 2 heures (sans compter la mise en forme de l’article, la correction du lexical, des erreurs grammaticales et orthographiques, etc…). Et puis, il faut l’illustrer, s’en occuper et le relayer sur les réseaux sociaux. Bref, c’est un vrai travail en « sous-marin ». Un travail titanesque qui, finalement, n’est pas rémunéré à sa juste valeur, lorsque l’on obtient en échange seulement un livre. Pour la maison d’édition, en revanche, tout va bien. Elle obtient de la visibilité, de la publicité gratuite, etc… Et tout ça en échange d’un livre, parfois même d’une épreuve non corrigée…

Bien évidemment le rythme est également très soutenu. Lorsque l’on est partenaire d’une maison d’édition, il ne s’agit pas seulement de recevoir un livre et le lire puis le chroniquer « quand on a le temps ». Non ! Souvent, un calendrier est imposé au blogueur. Généralement, vous aurez 1 mois pour lire / chroniquer / faire la promotion du livre reçu. Ca peut vous sembler raisonnable et je suis d’accord avec vous. Mais là où le bas blesse c’est que bien souvent, vous aurez plus d’un ouvrage à chroniquer par mois…alors imaginez si vous êtes partenaires de plusieurs maisons d’édition (comme ça a été mon cas avec TIoB). Au final, vous ne lirez plus que ça…et à peine un livre sera-t-il terminé et chroniqué qu’il faudra enchaîner avec le suivant. Imposé. La lecture ne doit-elle pas être un plaisir ? Et où se trouve-t-il dans cet engrenage ?

Finalement, les partenariats littéraires sont-ils propices à la découverte culturelle ou au contraire ont-ils tendance à la tuer ? Les dérives qui y sont liées ne sont-elles pas, quant à elles, n’ont-elles pas tendance à sous-estimer les blogueurs ? Beaucoup de questions restent encore à soulever. Mais trouveront-elles des réponses un jour ?

Quel est votre point de vue sur les partenariats littéraires et, plus largement, les partenariats en tout genre ?

Ont-ils vocation à « tuer » le blogging ou en donner une mauvaise image ? Ou, au contraire, s’agit-il d’une réelle opportunité ?

{ BLOGGING } Partenariat littéraire : je vous dis tout !
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4 commentaires

  • Reply ORNELLA 19 septembre 2018 at 8 h 47 min

    Wouah, c’est intéressant, je n’ai pas de réponse à tes questions, mais ce que je vois c’est que tu t’es enfermée dans un cercle vicieux.

    • Fl3ur de lun3
      Reply Fl3ur de lun3 19 septembre 2018 at 10 h 55 min

      Effectivement, un vilain cercle vicieux. Le plaisir de la lecture s’est malheureusement atténué (trop !) à cause de cette « pression » pour rendre la chronique en temps et en heure. Aujourd’hui, je me sens plus libre. Si je lis un roman que je n’ai pas envie de chroniquer ici, je ne le fais pas. Si, au contraire, je peux partager ça avec vous, je le fais. Mais, à l’avenir, pour certains roman, je pense ne pas leur consacrer un article, mais seulement un post sur instagram :).

  • Reply The Flonicles 19 septembre 2018 at 16 h 05 min

    Quand je lis un livre et que je compte en faire un article sur mon blog, je me rends compte que je ne profite pas autant de ma lecture que si ce n’était pas le cas : je prends des notes dans ma tête, j’essaie de retenir ce que j’ai envie d’en dire, parfois je lis deux fois pour pouvoir prendre des notes. Donc oui c’est du boulot de preparer un article de ce genre ! C’est quand même une chance de pouvoir recevoir ces livres gratuits, pour moi dès qu’il y a paiement de la prestation, ça veut dire qu’on achète ton avis positif ou juste un espace pub…

    • Fl3ur de lun3
      Reply Fl3ur de lun3 23 septembre 2018 at 12 h 44 min

      C’est sûr que c’est du boulot ! Et la façon dont tu procèdes ne te « dégoûte » pas de tes lectures ? Bravo à toi en tout cas.
      C’est une chance, certes, cela signifie que ton blog et ton travail sont appréciés…mais il y a tous les à côtés. Donc finalement, j’ai préféré mettre un terme à ces partenariats sur la durée, trop contraignants et m’ayant fait perdre ce que j’appréciais le plus dans la lecture : m’évader et ne penser à rien, vivre avec les personnages.
      Je suis d’accord avec toi, pour certains blogs. Mais, en ce qui me concerne j’ai toujours été honnête envers mes lecteurs. S’il y a des choses que je n’aime pas, je le dis. Mais toujours en expliquant pourquoi et quels points en particuliers l’ont dérangée. Je pense que c’est la base d’un partenariat : dire d’où provient l’ouvrage et exprimer son véritable ressenti.

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