Défi gratitude 2018

Défi gratitude 2018 : Ma carrière professionnelle #19

13 mai 2018
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En début d’année, j’ai commencé à tenter le « Défi gratitude 2018 ». Je m’en suis assez bien sortie les premières semaines, puis j’ai rapidement lâché prise, certains sujets ne m’inspirant guère. Mais celui de cette semaine (déjà le 19e !) ne me laisse pas tomber. Eh oui, aujourd’hui, on va parler de ma carrière professionnelle.

Si vous me suivez régulièrement et si vous avez jeté un œil à la rubrique « A propos », vous n’êtes pas sans savoir qu blogueuse n’est pas mon métier. Dans la vie de tous les jours, j’ai un travail à temps plein, je suis enseignante. Et plus particulièrement professeure des écoles. Je vous en avais également parlé ici avec le débat sur les rythmes scolaires ou encore quand j’expliquais pourquoi j’étais quelque part obligée de bloguer anonymement.

Quelles études pour accéder à ma carrière professionnelle ?

Dans ce billet, je vous expliquais que j’ai toujours voulu exercer le métier de professeure des écoles. Travailler avec des enfants m’a toujours attirée. Depuis que je suis à l’école primaire, je sais quel sera le métier de mon futur. Et je peux vous dire que je ne me suis pas trompée. Même s’il y a des hauts et des bas, j’aime ce que je fais et j’y prends plaisir. Malgré un sacré passage à vide il y a quelques mois / semaines.

Tout au long de mes études, j’ai donc travaillé en ce sens : pouvoir accéder au métier de mes rêves. A l’époque où j’ai passé le concours, il fallait avoir obtenu une licence et être (de préférence) inscrit en mater MEEF. J’ai donc passé mes écrits de concours au tout début de ma deuxième année de master. Les oraux, quant à eux, étaient enfin d’année.

A ce moment-là, la licence importait peu, à partir du moment où elle avait trait aux matières enseignées à l’école primaire. Pour la part, c’est une licence LEA qui m’a permis d’entrer à l’IUFM. LEA signifie Langues Etrangères Appliquées. En sortant de ces trois années, je devais être trilingue : français / anglais / espagnol. J’ai également commencé à étudier l’italien, mais malheureusement, aujourd’hui, j’ai beaucoup perdu de cette quatrième langue et je le regrette.

La réalité du terrain est-elle ce qu’on veut nous faire croire ?

Quand on débute, à l’IUFM l’ESPE, l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, on ne nous prévient pas de la réalité du terrain. On ne nous met pas en garde contre toutes ces choses qui peuvent nous atteindre : surcharge de travail, pression de l’institution et des parents, etc… Pourtant, ce sont des choses qui nous atteignent chaque jour. Et je n’ai pas échappé à cela. Il y a quelques temps, j’ai fait une sorte de burn-out professionnel. J’angoissais à l’idée d’aller bosser, pleurait, m’enfermant dans ma classe, m’éloignant peu à peu de mes collègues. Cela est dû à un événement pas franchement agréable, d’ailleurs…

Concernant la société, la vision n’est guère mieux. Les enseignants ne sont pas reconnus, respectés. Les préjugés envers les enseignants sont assez (trop !) nombreux et, malheureusement, ils ont la vie bien dure. Et dans certains milieux, n’oublions pas que les enseignants sont davantage vus comme des animateurs de centre aéré ou de garderie. L’école est gratuite, ce qui constitue un prétexte, un motif, pour certains. Mais ces mêmes personnes se rendent-ils compte de ce qu’impliquent notre métier ? Sincèrement, je ne pense pas. Venez bosser une année dans une classe, vous verrez et vous comprendrez peut-être mieux le nombre de PES (enseignants stagiaires) qui démissionnent…

Des évolutions possibles ?

Tout d’abord, tout au long de ma carrière, j’aurai le choix entre élémentaire ou maternelle (je rappelle que : école primaire = maternelle + élémentaire). Je ne suis donc pas tenu d’effectuer l’entièreté de mes années dans le même niveau, et ça, c’est quand même chouette !

D’autre part, tout au long de ma carrière, plusieurs chemins s’offrent à moi comme les diplômes professionnels ou les évolution de carrière. Il est par exemple possible de passer un diplôme spécialisé, le CAPPEI, pour travailler avec des enfants en situation de handicap. Je peux également choisir de former de jeunes enseignants, en passant un autre diplôme professionnalisant : le CAFIPEMF. Rien n’est figé, tout peut bouger !

Être enseignante n’est donc pas une finalité en soi. J’ai la possibilité d’évoluer, de renouveler mon métier et mes compétences et c’est quand même très agréable ! Même si je vous avoue que pour le moment, une affectation plus administrative ne m’attire nullement. Eh oui, avoir sa classe à soi en étant si « jeune » dans le métier, c’est quand même un luxe !

Et si vous me parliez de votre carrière en commentaire ? A mon tour, d’être curieuse 🙂

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4 commentaires

  • Reply Ornella 13 mai 2018 at 12 h 59 min

    C’est un métier que je n’aurais jamais su faire.

  • Reply Melle Bulle 14 mai 2018 at 21 h 50 min

    J’admire le corps enseignant et encore plus à l’heure actuelle avec l’évolution de notre société et donc les nouvelles générations (d’élèves et de parents).
    Moi; je suis assistante sociale et comme toi je trouve qu’on ne nous prépare pas du tout à la réalité du terrain !!! Je forme aujourd’hui de futurs professionnels, en accueillant des stagiaires, et j’espère ainsi leur transmettre à la fois les valeurs de notre métier mais aussi les côtés moins « plaisants » liés aux contraintes institutionnelles, sociétales et politiques….
    Il faut savoir prendre du recul quelque soit notre métier et ne jamais perdre de vue que l’essentiel, c’est de se retrouver dans ce qu’on fait et ce qu’on est !

    • Fl3ur de lun3
      Reply Fl3ur de lun3 15 mai 2018 at 21 h 30 min

      Effectivement, quand on travaille avec de l’humain, on est en ligne de mire et les premiers exposés. Et c’est d’autant plus difficile de faire face aux préjugés et à la société.
      Tu as totalement raison ! Et il ne faut pas non plus oublier que ce n’est « qu’un » travail…ça, je l’ai oublié bien trop souvent, et cela a pris le pas sur ma vie perso…

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