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{ LECTURE } Le tour du monde en 80 jours – Jules Verne

28 novembre 2017
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On se retrouve aujourd’hui pour parler de notre premier roman classique, dans le cadre du challenge « 1 mois, 1 classique ». Comme je vous en parlais début novembre dans l’article explicatif du challenge, ce mois-ci, c’est Jules Verne qui est à l’honneur. Pour ouvrir le bal de ce défi littéraire, nous sommes partis à la découverte de son très célèbre roman Le tour du monde en 80 jours. J’ai choisi de lire la version en texte intégral, proposée aux éditions « Le livre de poche jeunesse ». De plus, il est possible que mon avis comporte des spoilers. Si vous ne souhaitez pas les lire, je vous conseille de vous rendre directement à la rubrique « Conclusion », en fin d’article.

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tour-du-monde-80-joursEn 1872, un riche gentleman londonien, Phileas Fogg, parie vingt mille livres qu’il fera le tour du monde en quatre-vingts jours. Accompagné de son fidèle valet de chambre, le dévoué Passepartout, il quitte Londres pour une formidable course contre la montre. C’est au prix de mille péripéties, qu’il va s’employer à gagner ce pari !

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► Le cadre du roman

Le roman s’ouvre sur la rencontre entre Phileas Fogg, ce noble gentleman anglais et Passepartout. Ce dernier va très vite devenir son fidèle valet. On apprend, à cette occasion, que le précédent domestique a été congédié. De plus, le riche anglais est présenté comme étant très ordonné et ne laissant que peu de place à l’inconnu dans sa vie. Celle-ci est en effet rangée au millimètre près. Ses activités sont similaires d’une journée à l’autre. Autre trait de son caractère qui nous est présenté : Phileas Fogg n’apprécie pas le manque de ponctualité. Encore moins lorsque celui-ci vient de ses serviteurs.

Très rapidement, le cadre historique (pour nous, lecteurs contemporains) du roman nous apparaît. En découvrant le riche gentleman, on prend alors connaissance de son époque, mais également de son environnement. Ses habitudes sont celles d’un homme de bonne fortune. Par ailleurs, il rejoint souvent ses amis, nantis eux-aussi, dans leur club. C’est d’ailleurs à l’occasion d’une partie du fameux jeu de whist (ce jeu de cartes, ancêtre du bridge) que le défi fou de faire le tour du monde en 80 jours est lancé à Phileas Fogg, par ses compagnons.

A ce moment-là, l’histoire prend une toute autre tournure. Le lecteur est alors embarqué dans une formidable aventure. Celle de Phileas Fogg. Ce riche gentleman londonien qui relève le défi lancé par ses amis. Grâce aux nouveaux moyens de transport de l’époque, il considère qu’il peut réaliser le tour du monde en quatre-vingts jours.

► Le style de l’auteur

Le début de ma lecture a été quelque peu complexe. Bien que Jules Verne ait un style assez fluide et une plume légère. D’ailleurs assez moderne pour l’époque, il fautbien le reconnaître. Il a parfois (souvent) appesanti le roman avec des descriptions pas toujours utiles. Même si celles-ci permettent au lecteur de mieux cerner l’environnement de voyage de Phileas Fogg. Pourtant, parfois trop nombreuses, ces descriptions m’ont fait perdre le fil de la lecture. Jusqu’à en oublier, à plusieurs reprises, sur quelle partie du globe se trouvait notre riche aventurier.

► Les personnages

Les figures centrales du roman sont, bien évidemment, Phileas Fogg, son fidèle valet Passepartout et l’inspecteur Fix. Au fur et à mesure de l’avancement du projet tour du monde, d’autres personnages sont rencontrés, certains prenant une place presque aussi importante que les protagonistes principaux. A ce titre, on retrouve par exemple Mrs Aouda, connue lors de leur passage en Asie.

Chacun d’eux a un trait de caractère qui lui est propre. Phileas Fogg, très rationnel, imperturbable, est très bien complété par Passepartout, plus fougueux et déterminé à servir son maître du mieux qu’il peut. Quant à l’inspecteur Fix, sa détermination reste sans faille, quel que soit le continent traversé par les aventuriers. Enfin, Mrs Aouda, plus calme, apporte la touche de féminité et de douceur qui pouvait manquer au roman.

C’est aussi grâce à cette diversité de personnages que Jules Verne a réussi à toucher le plus grand nombre de lecteurs au travers de son œuvre. Cette variété de caractères présentés peut également expliquer les nombreuses œuvres cinématographiques adaptées du roman à succès, publié en 1872.

► L’histoire

Ce roman se découpe en 37 chapitres, chacun étant relativement court (une quinzaine de pages tout au plus). Tous ont un intitulé plus ou moins similaire : une phrase courte résumant les événements qui vont avoir lieu dans les pages à venir. Les mots interrogatifs sont très présents et tous les chapitres commencent ainsi : « Dans lequel… », « Qui… », « Où… ».

L’histoire qui nous est contée est donc celle de Phileas Fogg, richissime gentleman londonien aux bonnes manières. Un soir, lors d’une discussion avec d’autres éminents personnages, autour d’une table de whist, il accepte de relever le défi de réaliser un tour du monde en quatre-vingts jours. Pas une heure, ni une minute, ni une seconde de plus. Avec ses compagnons, ils parient la somme de vingt-mille livres. Ainsi, il rentre chez lui informer son nouveau serviteur, Passepartout, du voyage qui les attend. Parallèlement à cela, un vol a été commis à la banque d’Angleterre et l’inspecteur Fix est chargé de mener l’enquête.

Suite à la description du voleur, correspondante à celle de Phileas Fogg, notre inspecteur ne perd pas une minute et décide de suivre Phileas Fogg partout où il ira. D’après lui, ce pari fou n’est qu’un moyen d’échapper à la police pour le vol commis plus tôt.

De fil en aiguille, d’aventure en aventure, de moyen de transport en moyen de transport, Fix va découvrir le vrai visage de celui qu’il pense coupable. Malheureusement pour lui, la tâche ne va pas lui être facilitée par Passepartout, fidèle envers son maître.

Et, pour ne rien gâcher au suspense de cette aventure, la réussite ou non du défi lancé à Phileas Fogg ne sera connue qu’à la toute fin de l’histoire, au travers des dernières pages. Alors, fin heureuse ou non ? Ce sera à vous de le découvrir en lisant ce roman.

► Conclusion

Pour conclure, je dirais simplement que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman classique. C’était également une première pour moi que de m’atteler à la plume de Jules Verne. Cette œuvre m’a captivée de bout en bout, si l’on omet les passages descriptifs, souvent trop nombreux et pas toujours utiles, à mon goût. Je me suis beaucoup attachée aux personnages présents et notamment à la condition de Mrs Aouda, présentée davantage comme une pauvre femme à secourir que comme une femme forte, au caractère bien trempé. Cela découle très probablement des mœurs du XIXe siècle.

Ce billet a été rédigé dans le cadre du challenge « 1 mois, 1 classique ».

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Quel classique pour le mois de décembre ?

Pour le mois prochain, je vous propose de découvrir un classique d’Hervé Bazin, adapté maintes fois au cinéma : Vipère au poing. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire si vous souhaiter participer pour le mois de décembre.

Les autres participants au défi du mois de novembre

Pas encore de participants….n’hésitez pas à m’envoyer un mail, même si vous lisez le roman plus tard.

 

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4 commentaires

  • Reply Ornella 29 novembre 2017 at 10 h 40 min

    J’ai honte de n’avoir encore rien lu de Jules Verne, ça va venir !

    • Fl3ur de lun3
      Reply Fl3ur de lun3 29 novembre 2017 at 17 h 01 min

      Si tu lis celui-ci, n’hésites pas à venir me donner ton avis par la suite. J’ajouterai ton lien de blog avec grand plaisir.

  • Reply La Minute d'Emy 30 novembre 2017 at 22 h 05 min

    Je ne l’ai pas encore lu, merci pour ton avis 🙂

    • Fl3ur de lun3
      Reply Fl3ur de lun3 1 décembre 2017 at 17 h 17 min

      Avec plaisir, je suis contente d’avoir pu te le « faire découvrir » :).

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