Beauté & bien-être

{ BIEN-ÊTRE } J’ai arrêté de complexer sur mon poids

18 avril 2017

Vaste sujet que celui du poids. Souvent, dans les magazines féminins, on nous vante les mannequins « small-size ». La plupart du temps, les publicités nous présentent également des femmes avec un corps qui en fait rêver plus d’une. Alors, dans la société d’aujourd’hui, avec les clichés qui sont véhiculés, il n’est pas toujours aisé pour une femme de s’assumer telle qu’elle est. Et encore moins si elle a des courbes et des formes généreuses. On peut d’ailleurs constater que de plus en plus de blogueuses évoquent le sujet du poids. De façon régulière, on peut y lire différentes méthodes pour perdre du poids. Parfois, il s’agit de sont des conseils pour éradiquer ce surplus adipeux qui semble si disgracieux. D’autres présentent le bilan de leur perte de poids ou des ouvrages les aidant dans leur combat.

Mais jamais, je n’ai vu des blogueuses parlant d’un besoin de grossir, sur le plan de la santé. Dans notre société d’aujourd’hui, le poids reste un tabou et si l’on a une silhouette assez fine, il vaut mieux se taire plutôt que de crier au monde son envie de prendre du poids. Donc aujourd’hui, j’ai envie de briser les codes et casser les tabous : je vais vous parler de mon combat pour prendre du poids. C’est un article qui me tient à cœur depuis un certain temps et que je suis heureuse d’enfin partager avec vous.

1. Petite histoire de mon poids

Rapidement après ma naissance, mon poids s’est situé en dessous de la courbe normale. J’étais une petite mangeuse, avec « un appétit d’oiseau ». Je peinais donc à prendre quelques kilos. A l’école, on me traitait souvent de squelette. Lorsque je suis arrivée au collège, j’ai d’autant plus senti la différence que la plupart de mes amies se formaient. Leur corps devenait davantage féminin, tandis que le mien restait celui d’une enfant ! J’étais toujours aussi fine à tel point que je ne prenais aucun plaisir à m’habiller et qu’il fallait constamment que j’utilise des ceintures (ouf, le calvaire des bretelles, à l’école primaire, était fini !). Je ne pouvais pas m’autoriser de fantaisies, car peu de formes de vêtements allaient à ma morphologie. A cette époque, il était hors de question pour moi de mettre des dos-nus (la grande mode de l’époque), ou même des débardeurs. Je devais à tout prix cacher mes épaules, dont les os saillaient énormément.

Arrivée à la fac, je me sentais toujours aussi complexée par mon corps. Ma courbe de poids restait toujours inférieure à la moyenne. Par rapport à ma taille, il me manquait près de 13kg pour atteindre un IMC (Indice de Masse Corporelle) correct. Et ce n’est pas lors de mon master que les choses se sont arrangées. Entre le travail, le stress du concours, et les tuiles de ma vie personnelles qui me tombaient sur la tête les unes après les autres. A cette époque, j’ai d’ailleurs perdu du poids. Lorsque j’ai commencé à travailler, je me suis stabilisée. Puis, petit à petit, je prenais quelques grammes. Chaque prise de poids était une petit victoire, même si elle restait minime. Et puis, il y a 8 mois et demi, tout a changé.

2. Ce qui a changé depuis 8 mois et demi

En août dernier, j’ai débuté une nouvelle pilule. Et j’ai commencé à avoir de plus en plus faim. Mon corps me réclamait de la nourriture, sans cesse. Je mangeais au petit-déjeuner, à la récréation du matin, le midi, en remontant dans ma classe après le repas, à la récréation de l’après-midi, en rentrant chez moi, et bien sûr, le dîner. Je dévorais et le grignotage se faisait de plus en plus présent. Petit à petit, j’ai commencé à grossir. Je me suis également décomplexée et j’ai eu davantage confiance en moi et en mon corps. Certes, ce n’est pas seulement le résultat de ma prise de poids mais également un travail sur moi-même. Aujourd’hui, j’ai pris plus de 4kg en 8 mois, là où, auparavant, je prenais péniblement 1kg en 3 voire 4 mois. Je me rapproche doucement mais sûrement du poids idéal de mon IMC et je suis ravie de suivre ma courbe de poids dans mon bullet journal.

3. Comment j’ai arrêté de complexer sur mon poids

Mon corps porte maintenant quelques séquelles de ma rapide prise de poids. Et je recommence donc à complexer et à me voir comme étant moins jolie que je ne le suis réellement. Je ne suis pas prétentieuse, je ne suis pas le plus jolie du monde, loin de là, mais je pense que chaque femme a une part de beauté en elle. Il y a quelques semaines, j’ai donc eu un déclic, en repensant à toutes mes années de souffrance à cause de mon poids. J’ai toujours voulu prendre du poids et aujourd’hui, alors que c’est enfin le cas, je ne serais pas contente ? Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Petit à petit, j’ai donc commencé à m’astreindre à une sorte de routine chaque matin : me regarder dans le miroir et apprendre à aimer mon corps. Comme il est. A force de répéter ce petit exercice chaque jour, j’ai fini par arrêter de complexer sur mon corps. Les marques de ma rapide prise de poids ne me plaisent pas plus que ça, mais aujourd’hui, je me sens bien dans mon corps. Et je l’accepte comme il est. Je m’accepte comme je suis.

Votre poids a-t-il été source de complexe dans votre vie ?

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